6 février 2025 : Soyons positifs ! : Place à l’IA en recherche
Le résultat du sondage est sans appel… près de la moitié des 2000 chercheurs contactés par un éditeur d’articles de recherche utilisent déjà l’IA. (https://doi.org/10.1038/d41586-025-00343-5 )
Les principales tâches confiées à cet outil concernent la préparation de manuscrits et la rédaction de demandes de subventions. C’est logique. Les promotions professionnelles sont directement liées aux publications scientifiques faites par les chercheurs.
Il faut avoir en tête quelques particularités…
Chaque journal a une logique de publication différente. Donc si votre article est rejeté, il est obligatoire de reprendre la rédaction parfois totalement… la description des techniques ne se met pas au même endroit, la bibliographie se note de manière autre etc…
Les demandes de financement ne sont parfois acceptées que pour moins de 10% des équipes… il faut donc multiplier les dossiers, là aussi selon une structure différente selon les organismes !!!
J’ai souvenir d’une demande refusée car la taille de la demande excédait de quelques lignes la taille maximale fixée par le financeur… et que dire du dossier refusé car le mot « préfet » n’avait pas de majuscule…
Bref… j’ai souvenir de collègues qui passaient plus de temps à rédiger des articles et demandes de financement que de temps au laboratoire à préparer, réaliser et analyser les résultats d’expériences !!
L’IA va donc envahir l’environnement des chercheurs et certains d’entre eux utiliseront l’outil pour créer de faux résultats… Il n’y a en effet aucune raison que la population des chercheurs soit la seule population qui compte 100% de personnes totalement honnêtes !!
Cela va-t-il changer les choses de manière majeure ? c’est un risque sur lequel je suis incapable de donner un avis définitif … par contre j’ai une vraie crainte, sans doute due à mon ignorance du fonctionnement intime de l’IA…
En effet, l’IA, qui n’a d’intelligence que le nom je le rappelle, analyse toutes les données disponibles pour répondre aux questions posées… cela signifie, sauf erreur de ma part, que les analyses de faux résultats ainsi que les rapports issus de faux résultats, est faite de la même manière que les bons résultats. Il y a d’ailleurs des chercheurs qui étudient ce phénomène pour comprendre comment l’IA édite les réponses aux questions posées !!
Plus la portion des données analysées sera élevée, plus le rapport final sera faux sans que l’on s’en rende compte…
Les chercheurs vont donc pouvoir rédiger rapidement leurs projets tandis que les décideurs devront investir plus de temps pour vérifier l’exactitude des propositions !!!
« on n’est pas sorti de l’auberge » comme disait le poète !!
Soyons sérieux !!




